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Interview du Parrain de l'#AdmdTour, Olivier Minne

Mardi 27 Juin 2017


Interview d'Olivier Minne, parrain de l'#AdmdTour   par les Jeunes de l'ADMD. 
 


Que pensez-vous de l’initiative des Jeunes de l’Admd de parcourir la France durant l’été pour parler de la fin de vie et des directives anticipées ?
 

C’est pour moi l’une des plus belles et surprenantes initiatives jamais portées par des jeunes au sujet de la Vie. A un âge où, avec raison, on est pleinement dans la vie, dans sa vie, souvent loin des préoccupations liées à la maladie ou à la mort, des jeunes font la démarche d’aller vers les autres avec le sourire, juste pour leur proposer de mieux connaitre ce qu’est l’idée du droit à mourir dans la dignité mais aussi pour éveiller les consciences et permettre à tous ceux qui s’en font une mauvaise opinion de mieux comprendre ce qu’est le combat de l’ADMD. Sans jamais être sectaires, dans la joie (ce qui n’est pas évident quand on parle de ces sujets-là), ils sont à la fois force de propositions en permettant aux gens de remplir leurs directives anticipées mais aussi à l’écoute de tous ceux -jeunes et moins jeunes- qui s’interrogent sur ce que serait ce droit de décider soi-même de la manière dont on désirerait partir. C’est faire oeuvre de vie de faire cela. Je les admire, leur est reconnaissant et les encourage. Ils renouent avec tous les grands combats humanistes et progressistes qui ont permis à l’Homme de s’élever. Ca n’est pas rien. 
 

 

Pourquoi c’est si important de parler de la fin de vie sans tabou ?

 
 

C’est important de parler de la fin de vie parce que justement on est encore et toujours dans la Vie quand on a atteint la fin. Trop de gens pensent la Mort, leur mort, comme un événement après la vie, hors la vie. Ne pas en parler, occulter, c’est s’empêcher de pouvoir vivre pleinement ce moment tant redouté par la majorité d’entre-nous sinon sereinement en tout cas avec le moins de désespoir possible. Fermer les yeux n’empêchera pas ce moment d’arriver. Ne pas en parler, en faire un sujet tabou, c’est diaboliser ce passage (qu’il soit dans le néant ou dans une autre vie) et, inconsciemment, le rendre encore plus terrifiant. Les sociétés anciennes, dites primitives, avaient pour la plupart intégré la fin de vie dans l’organisation de leur groupe ou de leur société. Nous nous en sommes éloignés et c’est regrettable. Parler, c’est permettre aussi de se préparer, d’en intégrer l’idée sans fantasme et, partant, de profiter pleinement de la Vie qui nous est donnée sans se retrouver perdu, désespéré, paniqué, quand l’inéluctable frappera l’un de nos proches ou soi-même. C’est aussi cela vivre en Hommes libres.
 




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